Suffocation

L’Asphyxie

Theories of Development, Wm. C. Crain, Prentice-Hall, Inc. 1985

Carrots were part of our dinner that night. Suddenly, from my bed, I started screaming. “I can’t breathe! Help! I’m dying.” My parents came running, as fearful as I was. “I’m choking! A carrot piece is stuck in my throat!” I was in a world of terror. What had happened? With tubes down my throat at the hospital with my pediatrician father, nothing was ever found. Psychosis? That is a tricky word to use for children, so prone to alternate realities. It took me 8 months to get over that aberration. When I had, I was feeding myself. Stuck at Erik Erikson’s Stage 3: Initiative vs. Guilt, I had tried to manipulate Mother but she decoupled from my game. Oedipal Complex? Daddy was waiting for me as I made Mommy grumpy. Clever kids.

Des carrottes faisaient partie de notre dîner ce soir-là. Tout à coup, de mon lit, j’ai commencé à crier. “Je ne peux pas respirer! Au secours! Je meurs!” Mes parents se sont précipités à mon côté, aussi effrayés que moi. “Je m’étouffe! Il y a une carrotte coincée dans ma gorge!” J’étais dans un monde de terreur. Que s’était-il passé? Avec des tubes dans ma gorge à l’hôpital avec mon père, pédiatre, aucun objet n’avait jamais été découvert. Psychose? C’est un mot délicat à utiliser avec les enfants, sujets à d’autres réalités. Il m’a fallu huit mois pour me remettre de cette aberration. Une fois remise, je me nourrissais moi-même. Coincée à la 3ème étape d’Erik Erikson, Initiative vs. Culpabilité, j’avais essayé de manipuler Maman, mais elle s’est détachée de mon jeu. Complexe d’Oedipe? Papa m’attendait pendant que je rendais Mama grincheuse. Petit malin.

Anatomy of a Mental Illness, Prelude to Episode #1

L’Anatomie d’une Maladie Mentale, Prélude à Episode #1

I hated eating. There I was at the dinner table, just skinny me, 6, and Mommy, coaxing bites into me. No pesky brothers. I was fascinated with a face I was making on that glass plate with the cream cheese. My mother was losing patience and I was provoking her. She lost it, got up in a huff and I felt naughty but triumphant. I went in to my daddy waiting in the kitchen to give me Jeculin, some tonic Google doesn’t recognize any more. What happened a year or so later follows Erik Erikson pretty closely, in the third of his Eight Life Stages.


J’ai détesté manger. Me voilà à table après le diner, moi seule, 6ans, avec Maman, m’incitant à manger de petites bouchées. Mes frères étaient partis. J’étais intriguée par un visage que je créais sur cette assiette de verre avec le fromage à tartiner. Ma mère perdait patience, et moi, je la provoquais. Elle s’est énervée, s’est levée and je me suis sentie vilaine mais gagnante. Je suis allée dans la cuisine où Papa m’attendait avec du Jeculin. Ce qui est arrivé un an plus tard est expliqué assez bien par la troisième des “Huit Etapes du Développement” d’Erik Erikson.

Fighting over Baby Jesus

Se Disputant à Propos du Bébé Jésus

We were literally pulling baby Jesus apart by the head and legs. Wasn’t it my turn to set him in the Crèche just where I knew he should go! George my brother said no, I had done it last year. Mother had to rescue the tiny santon, as the French call Crèche figures. He was only about an inch long, beautifully painted in pre-war Germany, the most treasured figure of all the others…donkeys, cows, shepherd with lamb over his shoulder, kneeling Mary and Joseph. Even the three Wise Men held no magic. Just that little lima bean sized figure. George won, but a month later I found a whole bin of tiny rubber babies for 10 cents at Woolworth’s. I sneaked one into my pocket. He was mine!

Nous étions en train de démonter le bébé Jésus littéralement, le tirant dans les 2 sens par la tête et les jambes. C’était mon tour de le placer dans la Crèche, dans le lieu parfait! Mon frère Georges a dit non, que je l’avais fait l’an dernier. Maman a du sauver le petit santon, il n’avait qu’un pouce de longueur, magnifiquement peint en Allemagne d’avant guerre, le petit Santon le plus précieux de tous les autres: âne, vache, berger avec agneau sur son épaule, Marie et Joseph agenouillés. Même les Rois Mages n’avaient pas de magie. Seulement ce petit bébé, taille d’un haricot. Georges a gagné, mais un mois plus tard dans un bac chez Woolworth pour dix sous j’ai trouvé des douzaines de petits bébés en caoutchouc. J’en ai glissé un dans ma poche. It était à moi!!

I LOVE BEING 88! (continued)

J’ADORE AVOIR 88 ANS! (suite)

So, how did I journey from psychotic young motherhood to where I am now?
I was ‘by love possessed,’ hiding a split. It took 40 years to face and accept what lurked or burst forth from beneath the surface. Now I am in love with the world. I still am riddled with flaws. But what’s underneath is solid, nothing lurking. It leads to reverence for all of us, humanity. And enjoyment of one precious minute as if it were a year.

Alors, comment ai-je voyagé de la jeune maternité psychotique à l’endroit où je suis? J’étais ‘par l’amour possédée,’ cachant une rupture. J’ai mis 40 ans à faire face à ce qui se cachait sous la surface, ou éclatait. Je suis maintenant amoureuse du monde. Je suis toujours pétrie de défauts. Mais ce qui est en dessous de la surface est solide, plus rien ne se cache. Cela mène au respect pour nous tous, l’humanité. Et je peux jouir d’une minute précieuse comme si c’était un an.

I LOVE BEING 88!

J’ADORE AVOIR 88 ANS!

Am I out of my mind? No, but I once was, 60 years ago. That was a brutal era for our young family, with me in the psychiatric hospital for months. My husband was struggling to keep his job and our three tiny children from abandonment. I feared permanent institutionalization. Forfeiture of everyone and everything I cherished, the disintegration of ‘me.’ It felt like Sartre’s play…Huis Clos, No Way Out.
When I blow out 88 candles it is a triumph (and conflagration.) To be continued.

Ai-je perdu la tête? Non, mais je l’ai perdue une fois, il y a 60 ans. C’était une ère brutale pour notre jeune famille, moi à l’hôpital psychiatrique pendant des mois. Mon époux luttait pour garder son emploi et pour protéger nos trois petites contre l’abandon. Je craignais être institutionnalisée définitivement. La perte de tout et de tous ceux qui m’étaient chers, la désintégration de ‘moi.’ C’était comme la pièce de Sartre: Huis Clos, sans issue.
Quand je souffle 88 bougies, c’est un triomphe et un ‘feu de joie.’ A suivre.

Witches from World War II Era that Have Endured

Les Sorcières qui Ont Duré Depuis l’Epoque de la 2e Guerre Mondiale

My mother was crazy about Hallowe’en. When she died I inherited her collection of black cats and ghosts from the 1940’s. I love these four witches sweeping around their campfire with their brooms.
By the way, these almost-antique objects are worth a lot today.
In honor of Mother I carve a pumpkin every year. She carved one until she was 98.

Ma mère adorait célébrer la veille de la Toussaint. Quand elle est morte j’ai hérité de sa collection de chats noirs et fantômes datant des années 1940. J’aime ces quatre petites sorcières balayant autour de leur feu de camp avec leurs balais.
Au fait, ces petits objets presque antiques valent beaucoup couramment.
En l’honneur de Maman je sculpte une citrouille chaque année. Elle en sculptait une jusqu’à ses 98 ans!

Masks Before the Time of Coronavirus

Des Masques Avant les Temps du Corona-virus

2018. Twelve new students wanted to sign up for my French courses, including an eight-year-old girl. I was delighted and excited by the success of my little announcement.
Two days later, after having ordered French textbooks, songs and a bi-lingual Lotto game, I had a small heart attack. I had forgotten that I was over 80. It was the end of my years of teaching. Our family wore masks in the hospital because the patient next to me couldn’t stop coughing. Does anybody want a textbook?

2018. Douze nouveaux étudiants voulaient s’inscrire dans mes cours de français, y compris une fille de 8 ans; j’étais ravie et enthousiasmée par le succès de ma petite annonce!
Deux jours plus tard, après avoir commandé des livres de français, des chansons, un jeu de loto bi-lingue, j’ai eu une petite crise cardiaque. J’avais oublié que j’avais plus de 80 ans. C’était la fin de mes années comme “prof.” Notre famille portait des masques dans l’hôpital car le patient à côté de moi ne pouvait cesser de tousser. Quelqu’un désire-t-il une grammaire?

Collegehood’s End

La Fin de La Vie Universitaire

What was he thinking, feeling, 15 years ago? We watched him, now our Silicon Valley start-up grandson, leave us, walking along the Pacific alone. He was headed back to his last month of college life after a semester in Costa Rica for his double biology/Spanish major.
We had spent five days together in Costa Rica’s Corcovado national park on the Osa peninsula. We’d seen a puma, monkeys. He was happy one moment, pensive the next.
“I love being a kid. I don’t really ever want to grow up.”

Que pensait-il, ressentait-il, il y a 15 ans? Nous l’avons regardé, notre petit-fils, maintenant “entrepreneur en démarrage dans La Silicon Valley,” nous quitter, marchant le long du Pacifique, seul. Il retournait a son dernier mois de la vie universitaire après un semestre au Costa Rica pour sa spécialité biologie-espagnol.
On avait passé 5 jours ensemble dans le parc national de Corcovado sur la péninsule d’Osa. Nous avons vu un puma, des singes. Il était heureux un moment, pensif le suivant. “J’adore être un gosse. Je ne veux jamais grandir.”

Walking Paris in Only a Scarf

Balade à Paris Portant une Echarpe

My dear friend Deborah gave me this scarf for my birthday. It’s a gigantic map of Paris. I love it. It has become my ‘Ningaminny,’ a word my older brother invented when he was two, dragging his ‘blanky’ behind him, sucking his thumb.
What I love is that the scarf shows my address when I was a student in Paris in 1952, 66 Avenue de Saxe. The Pasteur statue was just a little way from our apartment.
What great memories!

Ma chère amie Deborah m’a présenté cette écarpe pour ma fête, un plan gigantesque de Paris. Je l’adore. Elle (l’écharpe) est devenue mon “Ningaminny”, un mot inventé par mon frère aîné quand il avait 2 ans, traînant sa petite couverture derrière lui en souçant son pouce.
Ce que j’aime, c’est que l’écharpe montre mon adresse en 1952 quand j’étais étudiante à Paris, 66 avenue de Saxe. Le monument Pasteur était à deux pas de notre appartement.
Quels beaux souvenirs!

Farewell, Dear Humanity II

photo by Laura H Parker

It is almost too late to say farewell to dear old humanity.  Millennials are bewitched by the little box in their palm, thumbing a message to a kid three feet away.  Why use face muscles or try to read another person’s puzzling expression when an emoji does it for us.  Study those emojis.  They rob the richness of a human face longing to connect and slip us a choice instead of 40 yellow idiot dots.   We click on one, send a text,  we’re linked! Five people text us back.  We’re popular!   But then why are we so lonely, so isolated, so prone to take drugs?  Why do we fall for these gadgets?

Infotech isn’t a new thing, we’ve had IT creep for years.  Our human capacities simply got overwhelmed….we couldn’t handle the information age without Google to the rescue.  Before that it was Xerox.  Copies linked us then buried us.  With so much to read, so much to worry about- a bus crash in Bolivia-  we know we are ‘losing it.’ Change is unmooring us. The pressure on our humanness gets greater every minute. We are desperate for a little free time.  But where? How about meals?  Such a waste cooking, serving, chewing, swallowing.  Smoothies to the rescue, or take out.  Double up with cell phone news, more texting, ads buffeting us.  If others are at the table,  they are texting too.  We try multi-tasking.  A friend got a text from someone walking the labyrinth in meditation.  I watch a father running, pushing his baby on an outing, a good thing.  But he’s on his smart phone and oh, he’s getting in his nightly jog.  Forget relating to the baby.

Relating to the baby.  Here is the real crux of how we are abandoning our humanity.  Our little ones are turning to their cell phones for the comfort and reassurance they are not getting in relationships with the adults at home.  Life seems grim,  nothing but competing teams, a race from kindergarten through college to perform, to do well, to succeed, to win.  Win what?  We do not communicate to our youngest generation the value of simply being alive and goofing off now and then, dreaming!   Living is perilous: quick, drugs.

Parents are stressed, school is stressed, jobs are stressed, our globe is stressed.  But is life any more dangerous than it was in World War II or the Cold War or Korea or Vietnam when a nuclear threat hung over us?  We are in a time of relative peace, yet our frenzy accelerates.  We most need to reestablish the best left of our vanishing humanity: the ability to relate.   Let us reassure our children in wisdom, face to face, that life is a wonderful gift and give them time to enjoy it.